Interview Coline CORNEFERT, Kinésiologue à Nantes

La semaine dernière j’ai assisté à une conférence proposée par l’association Âme Corps Esprit à Nantes. Le sujet : Notre corps peut-il nous mentir ? 6 thérapeutes présents ont tentés de nous répondre et d’argumenter chacun autour de leur point de vue, avec des informations, statistiques et théories les unes plus riches que les autres.

Parmi les 6 thérapeutes, Coline CORNEFERT, Kinésiologue et Praticien neuro-sensoriel à Nantes. Coline m’a touchée pas sa sincérité et sa sensibilité. J’avais très envie d’en savoir un peu plus sur qui elle est, sur son métier encore méconnu. Elle a eu la gentillesse d’accepter mon interview, je vous laisse découvrir son univers au travers de ses réponses !

Questions personnelles

Qui êtes vous?

Un être humain qui essaie de faire au mieux avec ce qu’il est, à chaque instant.
Je m’appelle Coline, j’ai 33 ans.

Que faites-vous dans la vie ?

Ma raison d’être au monde, avec une coloration qui m’est propre en tant que kinésiologue et praticien neuro-sensoriel.

Comment décririez vous votre métier à un enfant ?

Je demande au corps de me raconter son histoire, avec ses souvenirs, ses émotions, ses doutes, ses peurs;  et lui propose d’enlever tout ce qui l’empêche d’être ce qu’il désire réellement.

Racontez-nous votre parcours

De formation d’ingénieur en agroalimentaire, j’ai découvert la kinésiologie à la suite d’un burn out où je suis allée au bout de mes ressources physiques, émotionnelles, psychiques et énergétiques, je me suis totalement désaxée. Un long parcours a suivi sans changement probant jusqu’à ma rencontre avec la kinésiologie par hasard et de façon totalement inattendue. Depuis je suis une fan inconsidérable de compréhension de l’humain!

À quoi ressemble l’une de vos journées ?

Aucune de mes journées ne se ressemble, et c’est tant mieux!

Citez-nous 3 choses dont vous êtes particulièrement fière

  • Ma reconversion pro qui a vraiment été un tournant à 360°! Avec le recul, c’est comme si j’avais déjà eu 2 vies en une
  • Les retours de mes patients et cet espace d’intimité qui se crée lors des séances, c’est comme effleurer la vie au plus près, à fleur de peau
  • Le fait de faire uniquement ce que j’aime dans ma vie, j’aime tout ce que je fais, rien n’est en trop

Vous vous voyez comment dans 5 ans ?

Je me laisse surprendre par la vie car elle est formidable!

Questions rapides (en quelques mots)

  • Votre méthode de relaxation sans faille ? La pratique du Qi Gong
  • Votre geste écolo du quotidien ? Trajets dans Nantes uniquement à vélo et alimentation locale chez les petits producteurs, compostage dans le jardin
  • Quel est votre super-pouvoir le plus fou ? L’obscurité ne peut éteindre une flamme qui brille. Avec la profonde conviction que je suis aimée, soutenue et guidée par la vie
  • Un mot qui vous paraît plus important que tous les autres. Amour
  • La chose la plus importante dans la vie ? Vibrer et entreprendre toutes choses sur la fréquence de l’amour. Comme une respiration : j’inspire je reçois de l’amour, j’expire j’en donne.
  • Qu’est-ce qui vous rend heureuse aujourd’hui ? La connexion à mon être essentielle, être alignée dans mon axe avec ce que je suis
  • Quels conseils souhaitez-vous donner aux femmes ? Soyez vivante! Et pour les mamans: le plus important pour un enfant est d’avoir une maman heureuse
  • Si vous devez définir vos moteurs en 3 mots ? Qu’est-ce qui vous fait avancer ? Évolution. Expérience. Partage.
  • Quelle est votre philosophie de vie ? Foi en la vie, accueil de ce qui est, gratitude infinie

On veut savoir plus !

Vous êtes kinésiologue : en quoi consiste votre métier ?

La kinésiologie est une méthode de réduction du stress et de régulation de l’énergie vitale dont l’approche est globale. Il s’agit d’un outil efficace pour aider toute personne – femme enceinte, bébé, enfant, adulte, senior – à restaurer son équilibre et sa capacité d’adaptation. A visée éducative, elle est une science humaine non médicale qui permet de libérer les émotions du passé qui bloquent les perceptions du présent et de redonner ainsi ses potentialités d’épanouissement à chacun.

Quels sont les méthodes/techniques appliqués lors d’une séance de kinésiologie? On parle du test musculaire : c’est bien le point de départ ? Et ensuite ?

Notre corps a une mémoire, il est porteur de toutes nos expériences. Le kinésiologue va établir un dialogue direct avec celui-ci grâce au test musculaire, outil de bio feedback, permettant d’évaluer la variation du tonus musculaire en fonction de la réponse émotionnelle.

En situation de stress les muscles se vident de leur énergie et « déverrouillent » alors qu’en situation normale ils sont forts et « verrouillent ». Cette réponse du tonus musculaire permet d’interagir avec le corps et sa mémoire de façon binaire (oui/non) et par itération d’identifier les facteurs contribuant aux maux qui l’affectent et la nature des corrections nécessaires pour les lever.

Concrètement le kinésiologue va exercer une pression manuelle douce sur un muscle accessible qui restera le muscle de référence pendant toute la séance. L’avant-bras est fréquemment employé. Il cheminera alors dans l’histoire du consultant en fonction de sa réponse au test. Il s’agit avant tout de ce que le corps à engrammé, et non de la réalité objective des faits.

La palette d’outils appliqués en correction est variable d’un kinésiologue à l’autre. On peut citer des outils provenant de la médecine traditionnelle chinoise où des points d’acupuncture pourront être contactés, des techniques de visualisation, de coordination des hémisphères droites et gauches, des mouvements oculaires, la stimulation de certains points réflexes, les réflexes archaïques, l’intervention sur les champs auriques humains, etc.

Quelles sont les phases d’un traitement / des corrections en kinésiologie ?

  • Entretien pour préciser l’objet de la consultation de quelques minutes
  • Tests préliminaires pour une fiabilité maximale : Il s’agit de « câbler » le test musculaire, outil de base de la kinésiologie, pour avoir une connexion claire et précise avec le corps.
  • Définition de l’objectif en termes positifs : le but de la séance est d’obtenir des prises de conscience du sujet et de lui permettre de faire de nouveaux choix conscients dans l’ici et maintenant pour redevenir auteur de sa vie (et non plus subir, selon les expériences passées, synonymes de peur, de douleur ou de peur de la douleur).
  • Bilan des perturbations : il s’agit d’engager un dialogue avec la mémoire du corps, lieu privilégié et manifesté de l’inconscient, pour y détecter les blocages énergétiques et les émotions en résonance avec l’objet de la consultation, mais surtout l’origine du stress actuel qui se trouve bien souvent dans l’enfance et/ou hérité des générations précédentes et qui ont des répercussions dans la vie présente de la personne. Ce dialogue s’appuie sur des « grilles de lecture », un questionnement, des mots, des phrases clés sur lesquels le test musculaire s’affaiblit nous montrant ainsi la direction à emprunter. Il n’y a donc aucun diagnostic, aucune interprétation, ni induction du mental du Kinésiologue. Le kinésiologue n’impose rien, il ne réfléchit pas avec sa tête sur le protocole le mieux adapté au problème. C’est le corps qui parle et qui choisit ce qui est le plus bénéfique pour lui à l’instant t de la consultation. La personne n’est pas obligée de « se raconter » ou de « raconter sa vie ». Cela peut se passer quasiment sans parole.
  • Détermination et pratique des équilibrations prioritaires définies par le test musculaire en fonction de l’objectif.
  • Vérification des déséquilibres précédemment mis en évidence : il ne doit plus y avoir de stress, le muscle indicateur ne s’affaiblit pas.
  • Exercices d’ancrage : des exercices visant à prolonger le travail entrepris en séance peuvent être proposés et à effectuer chez soi. La personne devient par là un acteur autonome et responsable de son bien être retrouvé.

Comment trouve-t-on l’origine d’un problème ?

Le kinésiologue questionne l’inconscient de la personne via la mémoire de son corps mais n’ira jamais au delà de ce que le consultant veut et peut dévoiler à l’instant de la séance. Et ce n’est pas le kinésiologue qui n’ira pas chercher c’est le corps qui l’oriente ! Tout ce qui sera dit, évoqué, toutes les équilibrations effectuées, tout sera questionné et viendra d’un choix du corps du consultant et non du thérapeute lui-même. Le corps conduit la séance selon ce qui est le plus adapté pour lui au sein de la palette d’outils dont dispose le kinésiologue et pas l’inverse! C’est toute la spécificité de la kinésiologie.

La kinésiologie est une méthode qui permet de remonter à la source des maux et mal-êtres Et d’effectuer les corrections nécessaires pour les lever. Elle comporte donc 2 fonctions essentielles:

  • une fonction d’investigation et de recherche
  • et une fonction thérapeutique (équilibration).

Ces maux ne sont souvent que l’aspect émergé, la partie visible de l’iceberg, de maux plus profonds et inconscients remontant à l’enfance voir à la vie intra utérine ou aux générations précédentes. La kinésiologie étant une méthode douce et respectueuse, elle n’irait jamais au delà des capacités du consultants à l’instant de la séance, donc directement au cœur du déséquilibre. En effet, différents mécanismes de défense (nécessaires et bienfaisants à un moment de l’histoire de la personne, ce qui lui a permis d’aller de l’avant, mais obsolètes et freinants au temps présent) peuvent être en place chez la personne. Ils doivent être levés au fur et à mesure telles les couches d’un oignon, pour ensuite accéder au noyau.

Plusieurs symptômes apparemment différents peuvent ainsi avoir le même déséquilibre originel.

Dans les faits, il y aura plusieurs séances mais pas forcément autant de séances que de symptômes.

A contrario, un déséquilibre physique peut également avoir une origine émotionnelle, mentale ou énergétique. En effet même si cela se manifeste sur le plan physique, l’origine peut être autre car tous les plans de la personne sont liés. Par exemple une vertèbre déplacée n’a pas qu’une origine mécanique. Pour faire simple, le corps cherche en permanence à compenser les déséquilibres auxquels il est soumis.

Chacun réagit différemment aux agressions du quotidien, qui perturbent l’homéostasie chimique, endocrinien, neurologique et émotionnel du corps. Le corps possède naturellement des mécanismes pour rétablir ces déséquilibres. Alors il compense, il s’adapte et cela passe inaperçu pour la personne.

Jusqu’au jour où la goutte fait déborder le vase: le corps arrive à sa propre limite (par exemple, une hernie). La personne incrimine alors l’évènement directement précédent la parution du problème (le déménagement du pote X), celui qui l’a déclenché. Mais en fait le déséquilibre est bien plus profond et s’est construit depuis bien plus longtemps! (stress répétés, traumatismes, besoins non reconnus, etc.qui iront se loger au niveau du point faible de la personne, là où cela aura un sens pour le corps). Le corps peut donc compenser physiquement des déséquilibres émotionnels et vice versa. Et rester uniquement sur le plan physique n’apportera que peu d’amélioration.

La kinésiologie peut déceler cette origine et éviter récidive ou aggravation, favoriser la guérison.

Malgré toutes ces promesses, la kinésiologie n’aura d’effet que si la personne consultante est prête à abandonner son problème et à prendre la responsabilité du changement qu’elle entreprend. Aller à l’origine des déséquilibres signifie souvent une transformation en profondeur. La personne qui n’est pas prête, consciemment ou inconsciemment, le vivera comme une atteinte à son intégrité. Car en effet, cela signifie faire le deuil d’une facette de sa personnalité auquelle elle est habituée, parfois attachée.

Qui peut vous consulter et pour quels types de maux ?

La kinésiologie est destinée à toutes et à tous: femmes enceintes, nourrissons, enfants, adolescents, adultes, seniors et n’a pour restriction que la limite que vous lui donnez. En effet, la kinésiologie est une science humaine et questionne l’humain dans toutes ses dimensions: physique, émotionnel, mental, spirituel et énergétique, mais aussi social et éthique. Toute question autour de l’humain peut donc y être abordée.

La kinésiologie intervient-elle en prévention ou en tant que soin de guérison ?

Le kinésiologue n’établit ni diagnostic, ni traitement.

Il ne fait aucune prescription et ne demande jamais de suspendre un traitement médical.

La kinésiologie n’est ni une médecine, ni une thérapie, elle s’inscrit dans ce que l’OMS qualifie de “prévention primaire de la santé“.

Elle est une technique en voie de reconnaissance par l’Etat et est répertoriée dans la catégorie “Développement personnel et bien-être de la personne”.

On parle souvent de la mémoire de notre corps ? En quoi cela consiste ?

La mémoire de notre corps se situe au niveau de tissus appelés fascias qui englobent toutes les structures de notre corps (os, organes, muscles, peau, cellules) et qui ont la capacité à se figer de façon indépendante de la volonté face à des situations vécues ou non dans l’amour, du fait de leur structure en cristaux liquides (à noter l’importance de la mémoire de l’eau). A force de crispations face à des situations vécues ou ressenties comme menaçant notre survie, et par l’incapacité du corps figé à se défiger lui même (car il identifie cela à une petite mort), à chaque situation rappelant un stress important, le corps va reprendre cet état de figement, bloqué dans le passé. Il réagira alors de façon identique et automatique, sera couper avec le flux de la vie dans l’instant et ne pourra plus s’adapter.

Au niveau du transgénérationnel, on parle plutôt d’épigénétique. Des études récentes ont démontré que le programme ADN pouvait être exprimé, inhibé ou modulé par le comportement des êtres vivants. Par notre vécu donc. Et se transmettre aux générations suivantes.

La kinésiologie, en amenant à des prises de conscience,  permet d' »éteindre » l’expression de certains gènes « allumés » ou « rallumés » par des traumatismes oubliés de façon rapide et précise (parfois en une séance!), sans même que la personne n’ait eu ouï-dire de l’événement en question. Et ce grâce au test musculaire qui instaure un dialogue direct avec le corps, avec la mémoire cellulaire et héréditaire.

Les conséquences d’évènements traumatiques, vécus ou générationnels, ne se manifestent plus dans notre vie et ne sont plus transmis aux générations futures. Nous gagnons ainsi en liberté , en discernement et en choix.

La kinésiologie prend alors tout son sens dans le spectre globale des acteurs de la santé. En effet, elle prend soin, en amont de la pathologie, des petits maux du quotidien. Elle s’inscrit dans ce que l’OMS qualifie de “prévention primaire de la santé“ car elle va justement agir au niveau de notre comportement au quotidien, notre mauvais stress, nos émotions négatives, nos blocages relationnels et sociales etc. pour favoriser l’expression de gènes au service de la vie, de la santé. Il en est alors de notre responsabilité, d’un choix de vie. Plus de fatalité, nous pouvons devenir les créateurs et les co-créateurs de notre réalité.

Cependant, des études très récentes suggèrent que la mémoire ne se situerait ni dans le corps ni dans la tête mais à l’extérieur au niveau de notre champ vibratoire énergétique. Le corps et la tête seraient alors telles des antennes qui viendraient capter les informations nécessaires lors de la rencontre avec telle ou telle personne, telle ou telle situation. Affaire à suivre…

Comment fait-on pour changer la mémoire de notre corps (surtout sur les événements négatifs de notre vie ?)

La kinésiologie se distingue des autres méthodes psycho émotionnelles en ce qu’elle va chercher l’origine des maux, la cause profonde d’un stress ou d’un mal-être avant de soigner (prendre soin de).

Pourquoi et comment cela s’est il mis en place dans l’histoire de la personne? Pourquoi cette réaction, cette douleur? Pourquoi s’est elle coupée d’une partie d’elle-même, de son élan de vie ? Qu’est ce qui l’a amené à instaurer cette stratégie (de survie) et pourquoi a t elle du mal à s’en défaire à présent? Quelles sont les ressources dont elle dispose et auxquelles elle a renoncées à cette époque? Le potentiel sous jacent ?

Il ne s’agit pas de mettre un pansement ou de masquer quoi que ce soit, de traiter un symptôme qui peut d’ailleurs être identique d’une personne à l’autre. Il ne s’agit pas de couper avec le passé, d’occulter son histoire. Il est vrai que l’on pourrait faire une greffe pour obtenir d’autres fruits sans changer les racines d’un arbre. Non, il s’agit plutôt d’aller voir au niveau des racines où les choses ont débuté, ce que le corps à garder en mémoire subjectivement, de mettre en lumière ces parties d’ombres qui entravent la vie en soi – causes et association de causes uniques d’une personne à l’autre -, de venir y faire la paix pour retrouver une unité, un alignement, une cohérence. Rentrer chez soi totalement.

Aller à la source s’avère être un travail long et délicat car divers ruisseaux s’ajoutent au fils du temps, tels des cours d’eau qui se mêlent, s’entortillent, et nous induisent parfois en erreur. Il faut alors remonter le cours d’eau, en commençant par ce qui est visible et présent à l’instant de la séance. Et petit à petit la source se fait voir. Aller trop vite et s’y rendre directement n’est souvent pas possible, car il y a des résistances, des mécanismes de protection qui empêchent de la recontacter. Le cheminement doit se faire en conscience, la personne doit être prête à y faire face en douceur, à l’accepter et à prendre la responsabilité de son changement.

Et souvent c’est un arbre qui cache la forêt.

Tout est juste. Certaines personnes auront besoin de plus de temps, d’autres moins; certaines auront plus de résistance, d’autres moins; certaines pourront se confronter à la source, d’autres jamais; certaines auront besoin d’une séance, d’autres 5. Certaines auront besoin d’un détour vers d’autres thérapies. Parfois elle aura l’impression que la séance n’a eu aucun effet car c’est juste une petite couche qui a été enlevée, mais qui l’aura rapproché en douceur de la source.

Plus tard le chemin se dessinera et cela prendra tout son sens.

Débobiner la bobine, dépouiller la personne de tout ce qui l’étrave, de tout le superflu pour la rapprocher de qui elle est vraiment.

Comment la kinésiologie peut réellement nous aider ? (bénéfices, bien-être …?)

Il s’agit en fait d’intégrer le corps, la pensée et l’esprit afin de réaliser le plein potentiel de la nature humaine. Cette intégration consiste en un dialogue entre tous les aspects de la vie humaine: physique, intellectuel, émotionnel, spirituel et énergétique, mais aussi social et éthique. L’approche holistique vise à rétablir l’harmonie au sein de la personne de sorte qu’elle puisse devenir ce qu’elle est appelée à être.

Cette thérapie naturelle témoigne d’une volonté soutenue de mieux comprendre la nature humaine et de formuler une conception philosophique, sinon explicite, du moins implicite des potentiels de l’humanité.

S’engager dans l’expérience de la kinésiologie marque en soi la détermination de s’occuper de soi-même de façon positive et autonome. C’est se prendre en charge, abandonner le statut d’assisté. Un aspect essentiel est la redécouverte de son propre corps et de sa raison d’être au monde

Pour finir, une question en relation avec la conférence à laquelle j’ai assistée

Notre corps peut-il nous mentir ?

Oui et non, notre corps peut effectivement nous leurrer, nous faire croire que telle ou telle chose est bonne ou mauvaise pour nous, que telle ou telle situation est faite ou non pour nous; ou bien que telle ou telle personne est gentille ou méchante. Ceci est  fonction des signaux que nous renvoient notre corps, signaux de crispation ou de dilatation, via des structures appelés fascias. Ces tissus présents partout et extrêmement innervés réagissent au quart de tour une fraction de seconde avant notre conscience et nous renvoient l’information de situations qui nous rappelle celles rencontrées dans notre enfance et non vécues dans l’amour (par exemple ma maitresse de maternelle qui était très sévère portait des lunettes et avait un nez pointu, alors maintenant je me méfie de ce genre de femmes. Ou bien je suis tombé en montant à cheval alors maintenant les chevaux sont synonymes de danger pour moi, je ne veux plus en entendre parler, etc.).

Mais si finalement ces sensations n’étaient que des invitations à renouer avec des situations non vécues dans l’amour? Et si ces signaux n’étaient pas qu’une invitation à nous rencontrer nous mêmes, rencontrer ces parties de nous que l’on a mis de côté pour réapprendre à les aimer? Notre corps donne le signal, à nous de décider si nous l’évitons ou au contraire partons à sa rencontre, même si celle ci peut s’avérer douloureuse de prime abord. Car derrière la douleur il y a toujours un message et quelque chose à comprendre de nous même.

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Retrouvez Coline sur sa Page Facebook et son Site Internet.

Crédit Photo : Xavier Curtat Photographe

3 pensées sur “Interview Coline CORNEFERT, Kinésiologue à Nantes

  • 21 novembre 2019 à 15 h 36 min
    Permalink

    Bonjour Alexandra, bonjour Coline,

    Parce que le sujet m’est cher, je me demandais si la kinésiologie pouvait avoir un impact sur l’inflammation chronique ? Spécialement au niveau des intestins.

    Merci !

  • 22 novembre 2019 à 11 h 09 min
    Permalink

    Bonjour Pauline,
    Oui tout à fait, c’est un sujet qui peut faire l’objet de séances de Kinésiologie. Douleurs chroniques, difficultés d’apprentissage, fatigue, blocages relationnels, addictions, peurs, phobies, dépression, stress, allergies, confiance en soi, etc. sont des thématiques souvent abordées.
    N’hésitez pas à me contacter en privé via mon site ou page Facebook pour de plus amples informations
    Je vous souhaite une très bonne journée,
    Coline

  • 25 novembre 2019 à 22 h 54 min
    Permalink

    Bonjour Mesdames,
    Cette interview est fascinante ! Je m’intéresse de près à la psychologie et je dois dire que je n’avais jamais envisagé l’impact que peut avoir le corps sur notre esprit.
    Le fait d’envisager l’humain dans son ensemble peut apporter des réponses à de nombreuses interrogations, notamment sur des signaux physiques parfois incompris de la personne qui en souffre.
    Merci pour toutes ces explications sur la kinésiologie, qui reste encore méconnue du grand public.
    Vous contribuez à « réparer » cette méconnaissance.
    Stéphanie

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