La Méthode Pomodoro : Gagnez en Productivité !

Saviez-vous que la procrastination est considérée comme le mal du 21e siècle ? Mais si, cette fâcheuse tendance à toujours remettre au lendemain ce qu’on pourrait faire tout de suite. Pour vaincre cette manie et gagner en productivité, j’ai testé la méthode Pomodoro durant une journée. Objectif ? Une meilleure gestion du temps. Voici donc mon expérience avec cette technique censée me rendre plus efficace.

Découvrir la technique de Francesco Cirillo

Créée par l’italien Francesco Cirillo, elle est basée sur l’idée que l’on exécute une tâche beaucoup plus rapidement et efficacement, si l’on concentre toute notre attention sur elle. La technique est assez simple, elle consiste à programmer des séquences de travail de 25 minutes en supprimant toute source de distraction potentielle. Lorsque le minuteur sonne, 5 minutes de pause sont préconisées, avant de repartir pour une nouvelle session de travail intense de 25 minutes.

Ah et je ne vous ai pas dit. La technique doit son nom à la forme de tomate du minuteur utilisé par son créateur. Oui, car « pomodoro » signifie « tomate » en italien.

Mon expérience avec la méthode Pomodoro

J’ai donc testé cette méthode durant une journée entière et voici mon expérience.

10 h 00 : J’ai plusieurs visuels à créer pour la société de mon conjoint, ainsi que plusieurs mails à traiter. Je commence par éliminer tout ce qui pourrait potentiellement me détourner de mon travail. Je ferme tous les onglets de mon navigateur web, je mets mon téléphone en mode avion pour ne pas recevoir de notifications. Je ferme aussi mon logiciel de messagerie pour éviter les notifications d’emails et je programme mon minuteur pour 25 minutes.

10 h 25 : Je me force à arrêter ce que je fais et je lance de nouveau le chrono pour mes 5 minutes de pause. Je fais un effort pour ne pas prendre mon portable et je feuillète un magazine… vous savez, la fameuse digital détox… Le minuteur sonne, je reprends mon travail.

11 h 15 : J’ai ignoré le signal de mon téléphone et j’ai prolongé ma séance de travail de 15 minutes. J’ai eu beaucoup de mal à m’interrompre, car j’aime finir ce que je commence. J’ai plutôt tendance à bosser plusieurs heures d’affilé sans m’arrêter. Je m’accorde 5 minutes de pause et je fais le bilan. Jusque-là, j’ai été productive. L’idée d’avoir un timer qui avance me booste à finir dans les temps. C’est peut-être pas si mal comme méthode ? Je reprends ma séance de travail, j’ai pas mal de paperasse administrative à traiter et cela fait plusieurs semaines que je laisse traîner. Il est temps de m’y mettre.

11 h 40 : J’ai réussi à traiter tout ce que je voulais faire et je suis plutôt contente. Le fait de me forcer à ne pas me laisser distraire m’a aidé à garder la concentration nécessaire pour ne pas me disperser. J’ai donc fini ce que j’avais à faire, même si je n’en avais pas envie. Si je n’avais pas fait un effort pour supprimer les distractions, je n’aurais probablement pas obtenu le même résultat. On peut dire que jusque-là, la matinée a été productive, alors que je n’avais pas du tout envie de m’y mettre. La méthode Pomodoro a donc porté ses fruits. J’ai trois boîtes mail à traiter, je fais ma pause et je m’y remets.

13 h 40 : J’ai travaillé pendant 40 minutes d’affilé et j’ai ignoré le minuteur de mon téléphone pour finir ce que j’avais à faire. J’ai de nouveau du mal à m’imposer des séances de travail. J’ai ensuite enchaîné avec un rendez-vous téléphonique et je viens de terminer de manger. J’ai un second rendez-vous téléphonique prévu, puis j’ai plusieurs textes à écrire qui vont me demander de la concentration. Je m’y remets.

17 h 45 : L’après-midi est passé très vite. J’ai essayé de respecter les sessions de 25 minutes, puis au bout d’une heure, ma pause de 5 minutes s’est transformée en une heure. Pourquoi ? Parce que mon attention était au plus bas et que j’étais fatiguée. Le fait de me forcer à m’arrêter a été le point de rupture avec cette organisation à laquelle je ne suis pas habituée. Je ne suis définitivement pas capable de m’imposer ce type de contrainte horaire.

Verdict à la fin de la journée

Vous l’avez compris, cette méthode n’est pas faite pour moi. Je pense que nous avons tous des rythmes de travail différents. Certains ont besoin d’une pause, pour ma part, je préfère travailler plusieurs heures d’affilé. Interrompre mon travail pour faire une pause n’est pas dans mes habitudes et pire, cela a finalement sonné la fin de ma journée. Je sais que j’aurais pu continuer à travailler si je ne m’étais pas interrompue pour me forcer à prendre 5 minutes.

Je retiens néanmoins une chose de cette expérience. Supprimer les sources de distraction a réellement fait une différence sur ma concentration et ma capacité à aller au bout d’une tache. C’est pourtant quelque chose de logique, mais je n’y pense généralement pas. Je serai plus consciente de ce facteur la prochaine fois.

Et vous ? Vous avez déjà essayé la technique Pomodoro ? Est-ce que vous pensez que c’est fait pour vous ?

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