Le Flexitarisme : permet-il de manger mieux ? 😋

D’après un sondage Ipsos en 2017, 89 % des Français et des Françaises pensent qu’il faut manger moins de viande, mais de meilleure qualité, au même moment 34 % des personnes se déclarent flexitariennes selon une étude de l’échantillon de consommateurs Kantar Worldpanel.

Pourquoi adopter ce mode d’alimentation peut être une excellente alternative pour manger mieux et autrement, tout en préservant (au mieux) notre planète ? Découvrez dans cet article 4 bonnes raisons de devenir flexitarienne.

Être flexitarienne, c’est bon pour sa santé

Les besoins de notre corps

Notre organisme a besoin quotidiennement d’environ 1 gramme de protéine par kilogramme de masse corporelle. Donc si vous pesez 65 kg, vous devrez ingérer au cours de chaque journée environ 65 grammes de protéines.

Celles-ci sont très importantes dans notre corps, car elles jouent le rôle de structure pour les tissus. En effet, elles sont les constituants principaux de nos muscles, de notre sang, de nos viscères… et tout simplement de nos tissus et donc de nos cellules.

Vous avez peur de manquer de protéines en mangeant moins de viande et donc d’avoir des carences ?

Contrairement aux idées reçues, les protéines ne se retrouvent pas uniquement dans la viande, elles sont présentes dans d’autres aliments comme le poisson, les œufs, les céréales complètes associées aux légumineuses, le soja, les oléagineux, le lait, etc.

Concrètement, les protéines sont constituées d’acides aminés, ceux-ci sont au nombre de 20. Parmi ces acides aminés, notre organisme en synthétise 12. Les 8 restants, les acides aminés essentiels, doivent absolument être apportés ensemble par l’alimentation et dans des proportions précises pour être plus facilement assimilés par le corps.

Protéines végétales VS protéines animales

Manger de la viande évite les carences en protéines ; en effet, dans les protéines animales nous retrouvons les 8 acides aminés essentiels et dans les bonnes proportions. Mais un régime alimentaire trop riche en viande apporte une proportion de graisse trop importante à notre organisme, à l’origine des maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, l’industrie agroalimentaire propose de plus en plus de viande de piètre qualité : plus d’eau, plus de graisses, moins de protéines de bonne qualité. C’est l’objet de la dernière partie de cet article !

Dans les protéines végétales, les acides aminés essentiels sont présents, mais pas les 8 ensembles. C’est pourquoi il faut par exemple associer des céréales complètes et des légumineuses au cours d’un même repas pour assimiler les 8 acides aminés essentiels. L’inconvénient est que nous avons perdu le réflexe de composer des repas de cette façon… il faut réapprendre. Mais certaines céréales échappent à la règle… comme le quinoa, dans lequel les 8 acides aminés essentiels sont présents !

Associer dans la semaine des protéines animales et des protéines végétales permet de modifier sa façon de s’alimenter tout en préservant sa santé, sans créer de carences et sans se priver, car…

Manger de tout, c’est aussi se faire plaisir

La première fois que j’ai rencontré une personne végétarienne, mes repas se construisaient autour d’une viande que j’associais à des féculents et légumes. J’avais pour a priori que les végétariens ne mangeaient que des légumes et que la variété de leurs repas était forcément pauvre…

Ah… l’impétuosité de la jeunesse !

Mais j’ai découvert une autre façon de manger… au lieu d’un plat de haricots verts tristes, ses salades étaient variées, colorées, avec plein d’ingrédients que je ne connaissais même pas. Graines de courges, tofu, des petites graines germées… Alors que nous mangions des barbecues qui se ressemblaient tous durant l’été, elle avait toujours des plats différents… et succulents !

Eh oui partager un bon repas, c’est quand même un réel moment de bonheur ! Je suis gourmande et les repas sont sacrés pour moi… l’estomac avant tout. 😉 Alors me priver d’une catégorie complète d’aliments… je ne m’y retrouve pas.

Le flexitarisme, c’est manger de façon raisonnée de tout. Beaucoup de céréales, de légumineuses, de légumes et de fruits et un peu de viandes et de poissons.

Pas de frustration : que de bonnes choses !

Flexitarisme rime avec préservation de notre planète

 

Produire de la viande demande beaucoup de ressources. Je ne vais pas vous donner de chiffres de type : nombre de litres pour produire un kilo de viande ou un kilo de céréales qui font généralement sensation. Car non seulement ils ne sont pas pertinents, mais en plus ils dépendent d’un nombre de facteurs importants.

Pour étayer mon argumentaire, manger moins de viande pour préserver notre planète, je préfère me baser sur l’explication des cycles de productions et vous allez très vite comprendre.

La production de céréales nécessite :

  • Une terre agricole ;
  • Des semences ;
  • De l’eau ;
  • Des produits phytosanitaires : engrais, pesticides… ;
  • De l’énergie solaire ;
  • Et de l’huile de coude 😉

Les végétaux sont des producteurs primaires, c’est-à-dire qu’ils produisent leur propre matière organique à partir d’eau, de CO2, d’éléments minéraux puisés dans le sol et d’énergie solaire. Et c’est tout ! En revanche, les animaux doivent obligatoirement s’alimenter de matière organique pour produire à leur tour, leur matière organique.

C’est pourquoi la production de viandes nécessite :

  • Tout ce que je viens de citer pour la production de céréales : il faut nourrir les animaux. Mais aussi du fourrage pour les ruminants ou des sous-produits de la filière végétale qui seront alors valorisés et non produit spécialement pour la nourriture ;
  • Une terre agricole pour élever les animaux ;
  • De l’eau.

Vous comprenez donc pourquoi réduire sa consommation de viande permet de réduire son impact sur les ressources de notre planète.

Acheter de la viande de meilleure qualité : c’est quoi ?

Dans l’introduction à cet article, je vous ai cité un sondage : 89 % des Français souhaitent manger moins de viande, mais de meilleure qualité. Puis je vous ai dit que la viande était de moins bonne qualité (plus de graisse, plus d’eau et moins de protéines). Mais alors qu’est-ce que de la viande de meilleure qualité ?

  • De la viande provenant d’animaux qui ont eu le temps de grandir et de vivre ?
  • De la viande provenant d’animaux qui ont été élevés à l’extérieur, dans de bonnes conditions de vie et d’hygiène ?
  • De la viande provenant d’animaux qui ont été respectés ?
  • De la viande produite par des éleveurs qui peuvent vivre décemment de leur production et qui sont fiers de leur métier ?

Peut-être que vous avez vous aussi des critères ?

Pour moi, c’est tout cela. Mais il n’est pas facile tous les jours de s’y retrouver lorsque l’on achète un morceau de viande.

C’est pourquoi, selon moi, le circuit court est une excellente alternative. Trouver un éleveur à proximité de chez soi, pouvoir échanger avec lui, voir son exploitation : c’est ainsi que l’on peut véritablement se rendre compte si nos attentes sont respectées ou non.

Et vous, que pensez-vous du flexitarisme ? Avez-vous déjà essayé ? Souhaitez-vous adopter ce mode d’alimentation, ou pas du tout ?

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