Les aliments du bonheur : manger pour être heureuse !

Il fait froid, gris, vous êtes fatiguée, déprimée, vous avez du mal à trouver le sommeil ? Si la saison n’aide pas et que vos kilos superflus d’après fêtes vous font culpabiliser, il est par ailleurs possible que vos happy hormones se soient fait la malle ! Qui sont-elles ? Comment fonctionnent-elles ? En quoi votre alimentation peut-elle favoriser la production des hormones du bonheur ? Laissez votre assiette vous rendre heureuse !

Comment les “hormones du bonheur” agissent-elles sur votre organisme ?

Si nos ressentis, nos sentiments sont différents, nos mécanismes cérébraux fonctionnent selon un même schéma et poursuivent un même objectif : la survie de l’espèce humaine. Nous sommes tous heureuses pour des raisons diverses et le traduisons de façon différente, mais nous avons tous les mêmes anges gardiens : les “hormones du bonheur” !

Ces substances sont des molécules chimiques endogènes, c’est-à-dire produites par notre organisme, et appelées par abus de langage “hormones”. La dopamine et la sérotine sont en effet des neurotransmetteurs. L’endorphine et l’ocytocine sont des neurotransmetteurs particuliers, plus puissants mais plus lents, appelés neuropeptides et composés uniquement de protéines.

Pour faire simple, les neurotransmetteurs sont de sympathiques petits messagers qui transportent les informations entre les différents neurones du cerveau, influencent ce dernier ainsi que les fonctions de notre corps. Certains neuropeptides sont libérés directement dans le sang et agissent ainsi comme des hormones. Le tout pour vous rendre heureuse ! Sympa, non ?

Quels sont les bienfaits apportés par les “hormones du bonheur” ?

Chaque “hormone du bonheur” est impliquée dans un effet comportemental bien particulier :

  • la dopamine : le sentiment de récompense, de satisfaction, le plaisir immédiat ;
  • l’endorphine : la diminution de la sensation de douleur, mais également l’effet anti coup de blues ;
  • l’ocytocine : le lien social, le comportement maternel, l’attachement ;
  • la sérotonine : l’atténuation du sentiment de déprime.

Si vos neurotransmetteurs et neuropeptides du bonheur sont produits correctement et en quantité suffisante, vous en ressentirez les effets positifs :

  • une meilleure humeur,
  • moins de stress,
  • un sentiment de bien-être,
  • davantage de motivation et d’énergie,
  • un sommeil de meilleure qualité.

D’où viennent les carences en happy hormones ?

Il n’existe pas de dosage sanguin permettant de connaître le niveau de production et d’efficacité de nos happy hormones. Toutefois, il est certain que l’anxiété, le stress, la tension nerveuse, la consommation de drogue ou d’alcool contribuent à brûler les quelques réserves que vous aviez. C’est donc un cercle vicieux : plus nous sommes stressée, plus nous détruisons nos neurotransmetteurs responsables de notre bonheur, moins nous sommes heureuse, plus nous sommes sujette au stress, etc.

Quelles sont les habitudes alimentaires à adopter pour être heureuse  ?

Choisissez les bons aliments, mais ne croyez pas au Père-Noël !

Il existe des aliments capables de favoriser, de stimuler la production de certains neurotransmetteurs, dont deux de nos formidables “hormones du bonheur”.

Les aliments n’ont toutefois pas de pouvoirs magiques ! Ils ne permettront pas de lutter contre une dépression profonde et ne vous transformeront pas en une héroïne de Marvel capable de sauver le monde et d’abattre mille tâches en une heure ! Ils ont néanmoins le mérite de pouvoir compenser certaines carences et d’enrayer les effets néfastes de celles-ci.

Il n’existe pas de complémentation ou d’alimentation à favoriser pour stimuler la production d’endorphine et d’ocytocine. Accordez toutefois une place pour le sport, même de chambre, méditez, passez une soirée entre amis fidèles et bienveillants, etc.

Les aliments riches en tryptophane pour stimuler la production de sérotonine

Inutile de consommer des aliments riches en sérotonine, comme la banane, car le corps ne peut la synthétiser en tant que telle. En revanche, pensez à inviter à votre table des aliments riches en tryptophane.

Acide aminé essentiel, élément constitutif des protéines, le tryptophane est l’un des précurseurs de la sérotonine. Il ne peut être produit par l’homme. Dans l’idéal, un adulte devrait en consommer entre 500 et 2 000 mg par jour.

Afin de favoriser la production de sérotonine, privilégiez sans en abuser :

  • les viandes blanches,
  • les cacahuètes,
  • le riz complet,
  • les légumineuses,
  • le chocolat,
  • les graines de tournesol,
  • les oeufs,
  • le soja,
  • le thon,
  • les fromages à pâte dure,
  • la  noix de cajou, etc.

En cas de carence importante, n’envisagez pas une complémentation sans consulter un spécialiste. En effet, les effets secondaires ne seraient pas négligeables.

La tyrosine pour booster la dopamine

Acide aminé non essentiel, composant des protéines, la tyrosine peut être synthétisée par l’organisme. Il n’est toutefois pas superflu d’envisager d’agrémenter ses plats d’aliments riches en tyrosine afin de booster la production de dopamine. En voici certains :

  • le lait,
  • les produits laitiers,
  • la viande,
  • le poisson,
  • les noix de cajou et les noix,
  • l’avocat,
  • les champignons,
  • les pommes de terre,
  • les aubergines, les radis, les haricots verts, les betteraves, le chou, le gombo, la chicorée, les feuilles de navet, les asperges, le persil, le brocoli, le concombre, les épinards, l’oignon rouge, les tomates,
  • les pois,
  • le seigle et l’orge.

Associez ces aliments à quelques séances de sport hebdomadaires, de la marche quotidienne, de la méditation et des câlins, et vous devriez retrouver le moral en cette période hivernale !

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