Les tabous autour du sexe en 2021

Un tabou, déjà, de quoi s’agit-il ?

Un tabou, c’est ce que l’on peut qualifier comme étant un interdit, pour plusieurs raisons :

  • Il s’agit de quelque chose de sacré
  • Il s’agit de quelque chose d’immoral
  • Il s’agit de quelque chose d’interdit
  • Il s’agit de quelque chose de condamnable

Dans tous ces cas de figure, il s’agit de quelque chose qui passe difficilement dans les sujets de conversation lambda. Cela s’applique donc forcément aux pratiques liées au sexe, car il est évident qu’il ne faut pas en parler publiquement.

Mais pourquoi se taire, finalement ?

Une fois qu’un sujet est rendu tabou, il peut devenir gênant d’en parler ouvertement, même entre partenaires.

Alors, quels sont les tabous qui persistent encore et toujours autour du sexe et qui ne devraient pas l’être ?

Le sexe oral, une pratique qualifiée de sale ou d’humiliante

La fellation ; une pratique dont raffolent (presque) tous les êtres dotés d’un phallus. D’un côté, les partenaires qui pratiqueraient cet art délicat peuvent être effrayés, dégoûtés ou encore, se sentir humiliés, à l’idée d’utiliser sa bouche pour offrir des caresses intimes. Cela peut être donc :

  • La peur : de ne pas savoir comment faire, de faire mal ou de se faire mal…
  • Le dégoût : de cette partie du corps de l’autre, des odeurs potentielles, de l’apparence, de l’hygiène…
  • L’humiliation : d’être « rabaissé » pour faire plaisir à l’autre, de pratiquer un acte « contre nature »…

Et il s’agit des mêmes problématiques concernant le cunnilingus. D’autant que beaucoup de personnes ne sont pas à l’aise avec cette pratique, notamment pendant la période des menstruations.

Le sexe pendant les menstruations, considéré comme sale et dégoûtant

La vue du sang dégoûte de nombreuses personnes. Mais ce n’est pas l’unique problème qui rend la pratique du sexe tabou lors des menstruations :

  • La question d’hygiène entre fortement en jeu : l’évacuation du sang est perçue comme une déjection des impuretés qui étaient contenues dans la flore vaginale et utérine. Dans certaines ethnies et religions, la femme en général est donc perçue comme impure, et doit s’isoler, ce qui signifie également qu’il n’y a pas de rapport sexuel durant cette période.
  • La question de confort est également importante. En effet, lors des menstruations, il y a des désagréments particuliers : à commencer par la couleur allant de tomate à cramoisi, en passant par un rouge foncé des plus appétissants. Il y a aussi les petits morceaux bien sympathiques, type caillots, etc. Il est possible également que les rapports soient impossibles à cause des douleurs. Et bien sûr, les menstruations dégagent une odeur qui ne donne pas envie, entre le mélange de sang et de liquide vaginal.
  • La question pratique / esthétique : même si les menstruations ne sont pas sales, le sang est un liquide salissant et qui a tendance à tacher les tissus. Il y a donc peu de solutions. Soit l’on accepte de tacher les draps, parce que fougue et désir sont très présents. Soit on se munit de serviettes ou tissus à caler sur les draps pour ne pas avoir à les tacher, ce qui est tout de même moins sexy.

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La masturbation : le plaisir en solitaire est un véritable tabou

Tout le monde le fait, tout le monde le sait mais tout le monde se tait. En effet, qui a envie de savoir qu’on se branle, qu’on sa paluche, qu’on se doigte, qu’on caresse, qu’on se touche, qu’on s’excite, qu’on se frotte, qu’on se titille et se tripote, dans le seul et unique but d’avoir un moment de plaisir intense ?

Mais pourquoi faisons-nous cela ? Pourquoi l’être humain pratique-t-il la masturbation ? Il y a des raisons différentes de celle du plaisir uniquement, chez l’un ou l’autre des genres mâle et femelle :

Chez les femmes :

  • La masturbation contribue à diminuer les infections de la flore vaginale et utérine,
  • C’est un moyen d’améliorer le fonctionnement physiologique, mais aussi celui du bien-être,
  • C’est le meilleur moyen de se connaître sexuellement ; savoir ce que l’on aime, ce qui nous fait du bien, ce qui nous fait atteindre l’orgasme, ou au contraire, ce qui nous rebute, nous fait du mal ou nous dégoûte,
  • Cela permet de libérer une quantité d’endorphine, qui permet de diminuer les effets du stress et de l’anxiété (pour une courte période),
  • C’est également une solution pour « tuer » le temps, de s’occuper et de combattre l’ennui
  • La masturbation féminine contribue très fortement à la découverte de son corps et notamment, de la vulve et de ses secrets

Chez les hommes, la majeure partie de ces points sont similaires.

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Les rapports anaux : quand les pratiques anales sont mises de côté

La question des pratiques anales est un sujet qui est très controversé ; d’un côté, il y a ceux qui adorent ça et en raffolent, pour qui cette pratique est un véritable moyen d’avoir du plaisir, et pour qui cela n’est également pas un sujet tabou. D’un autre côté, il y a ceux pour qui en parler ou simplement évoquer le sujet est un blasphème à la Nature, pour qui cet acte est celui des dépravés, et il faut bien l’avouer, considère que cette pratique est surtout réservée aux personnes homosexuelles.

Pourtant, la sodomie et toute pratique anale peuvent aussi bien se pratiquer dans les couples homosexuels que dans les couples hétérosexuels ; il n’y a qu’à voir les sites pornographiques pour les hétérosexuels, il y a une catégorie réservée rien que pour la sodomie.

Après, il reste un côté de la population qui quant à elle, est très partagée sur le sujet : l’envie d’expérimenter et de découvrir ce plaisir est souvent mêlée à différentes craintes. Celle d’avoir mal est la plus courante, mais ce n’est pas la seule crainte. Il est possible qu’il s’agisse d’une crainte par rapport aux positions, qui peuvent être perçues comme gênantes ou humiliantes. Il peut aussi s’agir d’une crainte par rapport à l’hygiène.

En effet, il ne faut pas oublier que c’est l’orifice servant à évacuer les déchets organiques, et sans préparation ni protection préalable au rapport, ce dernier peut cruellement manquer d’hygiène mais aussi d’élasticité. C’est pourquoi avant toute pratique anale, il est important de se préparer correctement.

Quoi qu’il en soit, la question de la sodomie est clairement un tabou, mais il se libère petit à petit des préjugés.

La sexualité de chacun : hétéro et homo

Soyons raccord avec le point précédent, car l’attirance sexuelle pour une personne du même sexe est encore un tabou en 2021. Légalement, durant longtemps, l’homosexualité fut interdite, notamment parce que l’Église y a mis son grain de sel. Mais moralement, c’était encore plus intense, car les pratiques homosexuelles sont encore aujourd’hui vues comme contre nature, comme une maladie mentale ou encore, comme l’acte du Diable…

Même si désormais, il est un peu plus facile de faire son coming-out qu’avant, c’est une question qui est toujours tabou dans l’esprit de nombreuses personnes.

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Les pratiques sexuelles ouvertes : quand les couples se mélangent

Un grand tabou qui persiste encore en 2021, c’est celui de pratiques extra-conjugales. Le temps passe, mais les idées restent souvent figées, et lorsque l’on croyait que la révolution sexuelle se tournerait davantage vers les pratiques libertines, on se finalement compte que la question d’in/fidélité est un sujet très sensible, et parfois même, assez douloureux.

Mais là n’est pas le seul tabou où il est question d’in/fidélité, car les pratiques comme l’échangisme, le libertinage, le sadomasochisme, et toutes les autres du même registre, sont encore considéré comme des tabous.

La virginité masculine chez l’adulte : remettre en question sa virilité

Quand on est adolescent, la virginité (et donc la sexualité) est un sujet quotidien : qui est encore vierge et qui ne l’est plus, lorsque l’on a entre 15 et 18 ans. Selon les personnes, la première fois peut arriver assez rapidement, et pour d’autres, c’est un peu plus tard, mais là où se trouve le tabou, c’est lorsque cela touche les adultes, et plus encore quand on est un homme.

En effet, dans l’esprit commun, être un homme, un vrai, c’est être fort, protecteur, et surtout, bon au lit. Alors quand un homme adulte est encore vierge, cela peut faire jaser, mais plus encore, remettre en doute la validité d’être « un homme » pour beaucoup. Cela crée rapidement des complexes d’infériorité, une grande perte de confiance en soi et en ses qualités, des frustrations douloureuses…

Pourtant, la virginité ne devrait en aucun cas être un critère valable pour juger de la virilité d’un homme adulte.

La libido : telle la marée, elle monte… ou baisse

Et ça c’est un véritable problème, un tabou que l’on place sous silence. En effet, même dans un couple, il est souvent difficile d’en parler :

  • Ressentir moins de désir
  • Les problèmes d’érection….
  • Ou de sécrétion

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Entre partenaires, en parler n’est pas évident, car l’autre se remet bien souvent en question à savoir si c’est de sa faute, et silencier la baisse de libido permet d’éviter de blesser l’autre. Pourtant, les causes de la baisse de libido sont bien souvent extérieures au couple, et d’origine diverse et variée :

  • Stress
  • Perte de confiance en soi
  • Maladies
  • Effets secondaires à la médication
  • Les substances alcooliques ou les drogues
  • Fatigue

Mais il y a également le facteur du changement hormonal qui peut affecter considérablement la libido :

  • La ménopause
  • La grossesse / l’allaitement
  • La contraception féminine (pilule, implant, stérilet…)
  • Un taux anormalement élevé de prolactine
  • Un taux anormalement bas de testostérones

Bien sûr, il peut également s’agit d’un symptôme suite à une cause psychologique importante :

  • Abus sexuels par le passé
  • Maladie mentale type dépression
  • Stress intense (finances, couple, travail…)

La baisse de la libido dans un couple est donc bien souvent causée par un facteur externe, mais en discuter entre partenaires est délicat.

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