Interview Caroline von Bibikow, auteur du livre « Rituels de femmes pour s’initier à la Communication Amoureuse »

Bonjour à toutes. Je suis heureuse et fière de vous présenter aujourdhui cette merveilleuse femme à casquettes multiples, mon invitée d’honneur : Caroline von Bibikow.

Caroline est l’auteure du dernier livre que j’ai lu et présenté sur le blog « Rituels de femmes pour s’initier à la Communication Amoureuse », paru chez Le Courrier du Livre, groupe Guy Trédaniel, maman et professionnelle de l’intelligence émotionnelle.

Le livre est excellent, j’ai adoré le lire et j’ai appris énormément des choses concernant l’art de la communication. Je vous invite de tout cœur à parcourir ses pages, vous n’allez pas être déçue(s).

J’ai voulu en savoir plus sur qui est Caroline, ce qu’elle fait dans la vie et bien évidemment son expérience en tant qu’auteur. Elle a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour faire plus amplement connaissance et voici le résultat ! Bonne lecture ♥

Caroline von Bibikow – La Femme

Qui es-tu ?

Comme la question est vaste… Et sans doute n’ai-je pas encore la réponse puisqu’elle se complète de jour en jour. Je me définirais comme une âme en stage sur la Terre pour apprendre, me développer, expérimenter, créer, aider et guérir mes blessures…

Femme Feu, je suis une femme d’amour productive et créative, l’auteure des cartes relationnelles KoneKto® qui nourrissent déjà les échanges intimes de bien des couples.

Femme Air, je me sens inspirée et on me dit inspirante ; je guide de nombreux cercles de femmes pour les réconcilier avec leur sang et leur permettre de renouer avec leur nature cyclique, ainsi que des cercles mixtes sur la communication et la relation.

Femme Eau, je suis spécialisée dans la compréhension et le développement de l’intelligence émotionnelle.

Femme Terre, c’est dans la lignée du travail de Paule Lebrun (créatrice de l’école Ho Rites de passages) dont j’ai reçu les enseignements, que je contribue à ré-enchanter le monde par mes ateliers, cérémonies, voyages et stages variés. En connexion avec les traditions chamaniques amérindiennes et celtiques, j’essaye d’honorer la Vie et de proposer ou créer sur mesure des rituels et des rites de passage pour cheminer avec plus de présence et de conscience dans l’existence.

Je suis une maman de 3 enfants que j’accompagne sur leur chemin de croissance.

Je suis une âme heureuse, je suis une « âmoureuse »

Que fais-tu dans la vie ?

Je suis communicologue, spécialisée dans la communication écrite et orale. Que ce soit dans ma pratique de formatrice, d’accompagnante ou de célébrante, la communication et la qualité de la relation sont au cœur de mon attention et de mes propositions.

J’accompagne des personnes et des groupes autour de ces questions.

J’anime des cercles de femmes, j’emmène des personnes marcher dans le désert.

J’essaye de donner vie à mes idées pour contribuer à ma manière à ré-enchanter le monde, à vivre des relations plus sereines, plus harmonieuses avec soi et avec les autres.

Je crée des espaces et des moments d’exception et d’émotion, des instants uniques et privilégiés pour faire circuler plus d’amour. Ce sont des cercles de parole, mais aussi des rites de passage, des célébrations et des séances d’animation pour déployer la rencontre, la créativité et l’intelligence collective.

À quoi ressemble une de tes journées ?

Disons plutôt une de mes semaines, car aucune journée ne se ressemble vraiment 😉

Je jongle avec plusieurs vies : celle d’intervenante en entreprise pour accompagner les dirigeants et les managers à développer leur charisme et améliorer leurs prises de paroles en public. Ou à leur permettre de développer leur intelligence émotionnelle et leurs compétences relationnelles. Dans cette vie-là, je voyage partout en France et passe beaucoup de temps dans les trains, les avions, les hôtels. Je reçois et j’accompagne par ailleurs chez moi, à Bruxelles, des personnes et des couples autour de ce thème de la communication avec soi et avec l’autre. Apprendre à dire les choses pour qu’elles soient entendables, à écouter pour entendre plutôt que pour répondre, à être aligné.e entre ce que nous pensons, ce que nous disons, ce que nous sentons, ce que nous faisons… c’est un chemin de tous les jours, pour moi aussi.

Dans le temps qu’il reste, je me suis occupée d’annoncer des événements, des ateliers, des stages, de gérer les questions, les réservations, la comptabilité, remis mon site à jour, répondu à de nombreux mails. Et en soirée j’ai animé un cercle de femmes – Les Tentes Rouges – ou un atelier de communication pour les couples, ou une soirée d’information pour un prochain voyage dans le désert du Sahara. J’y emmène au moins deux fois par an des groupes sur des thématiques différentes, c’est mon plus beau bureau, et une expérience de déconnexion et de retour à l’essentiel que je suis heureuse de pouvoir proposer dans le monde tellement bruyant, agité et surchargé d’aujourd’hui.

D’autres semaines, lorsque je m’en laisse le temps et que j’arrive à mettre cela en priorité, je pars en résidence créative pour écrire, inventer, créer, car c’est plus fort que moi, j’ai constamment de nouvelles idées et l’envie de les réaliser. Enfin, je m’occupe de mes trois enfants et de ma maison où j’aime me retrouver et me ressourcer.

Raconte-nous brièvement ton parcours

Des études en communication et une formation en théâtre. Quelques premiers métiers dans ces domaines : relations publiques, assistante de prod, comédienne (dont 25 ans d’improvisation théâtrale avec la Ligue d’Improvisation belge professionnelle). Mais à travers 30 ans de formations, de stages et de voyages en développement personnel et professionnel, c’est dans la pédagogie et la transmission, la formation et l’animation de groupes que j’ai œuvré avec le plus talent et de joie.

Toujours en chemin pour apprendre et affiner mes connaissances personnelles, je transmets aujourd’hui à partir de qui je suis, de mes connaissances autant que mon expérience, et cela prend des formes variées comme exprimé précédemment.

3 choses dont tu es particulièrement fière ?

  • Mes enfants, parce qu’ils ont leur propre vie, leurs propres aspirations et qu’ils m’apprennent beaucoup sur moi et sur la vie. C’est un grand bonheur de les voir entrer dans l’âge adulte, c’est très beau.
  • Être autonome, créer ma vie en suivant mes idées, proposer des choses uniques, avoir toujours de nouveaux projets et contribuer à faire circuler de la beauté et de l’amour sur la Terre.
  • Mon livre, parce que c’est le dernier-né et parce que je crois sincèrement qu’il peut apporter de belles idées pour qui veut communiquer avec authenticité.

Pourquoi les voyages dans le désert ?

Le désert m’appelle depuis l’enfance. Il y a dix ans, je me suis présentée au rendez-vous et ce fut le début d’une grande histoire d’amour. Cette terre me fait du bien. On y rencontre non pas le vide, mais la vastitude. On vient dans le désert pour nourrir son âme et celle-ci se nourrit de beauté, de silence, d’harmonie, de simplicité, de connexion avec la nature, de poésie… Le désert nous remet dans la foi, la gratitude et la présence, il nous invite constamment à retrouver l’émerveillement. Chaque fois c’est une traversée, une rencontre avec son corps, son cœur, et enfin « le chant de son âme ». Il n’y a pas de plus bel espace pour se rencontrer vraiment, définir ses priorités, son essentiel. Tout le monde devrait pouvoir vivre cette bulle de temps en temps !

T’estimes-tu heureuse aujourd’hui ? As-tu un secret à partager pour atteindre le bonheur ?

Je dirais que je suis globalement heureuse 😉

Mais j’ai encore mon lot de quêtes, d’espérances et de blessures qui m’invitent à poursuivre le chemin, à entraîner mon regard sur la vie… Je me souviens d’un livre intitulé « Les Gens heureux ne s’inquiètent pas de savoir si c’est vrai… ils se racontent de belles histoires.” Je crois que c’est ça le chemin du Bonheur: faire de nos épreuves une belle histoire afin de pouvoir voir au-delà des événements et se réjouir de ce que nous pouvons apprendre, de comment nous pouvons devenir meilleur .e.s à travers eux. Cela va aussi dans le sens de pouvoir cultiver la gratitude, l’humilité, l’amour de soi, et entretenir la joie, au quotidien, quelles que soient les traversées.

Ta méthode de relaxation sans faille ?

Fermer les yeux, respirer, revenir à l’intérieur, inviter sur mon écran intérieur un lieu qui me fait du bien et où je me sens en sécurité et dans mon plein potentiel, respirer encore, être présente à mon corps, aimer, remercier. Ouvrir les yeux et dire Oui à ce qui est.

Passer une semaine dans le désert.

Marcher ½ heure en forêt.

Plus de méthodes de relaxation ici !

Ton activité/sport préféré.e ?

Marcher en forêt, ou dans le désert.

Ta meilleure lecture ?

Impossible de trancher, ce sera donc celle du moment : Christian Bobin

Ta chanson préférée ?

Le Temps qui reste Serge Reggiani

Ton geste écolo au quotidien ?

Une moon cup lors de mes lunes. Contribuer à mon empreinte carbone en replantant des arbres. Le marché du dimanche.

Un petit plaisir honteux à nous avouer ?

Plaisir et honte ne parviennent pas à rimer pour moi…

Caroline von Bibikow – L’auteure

Auteur de “S’initier à la Communication amoureuse”, que t’as apporté et t’apporte cette expérience d’auteur ?

Je suis dans un métier principalement de parole. J’anime des stages, des ateliers, je donne des formations, j’accompagne des personnes… Écrire m’a permis de me rassembler, d’apporter un contenant pour toutes ces paroles, ces enseignements, ces idées, ces pistes. J’aime écrire et j’ai aimé les moments de retraite, de concentration et de silence, de créativité qui furent nécessaires pour faire émerger le texte.

Ensuite, le livre me permet de développer ce thème de la communication amoureuse – qui est toujours en mouvement, jamais acquis – à travers de nouveaux stages, des ateliers mensuels, un voyage dans le désert pour les couples qui ont envie de prendre du temps autour de leur lien d’amour. J’aime créer, j’aime inventer, j’aime innover. Le livre m’invite à cela.

Enfin, cette expérience d’auteur me permet de découvrir un nouveau monde, celui de l’édition, de créer de nouveaux liens avec l’éditrice, l’illustratrice, mais aussi avec un public plus large.

Peux-tu nous en dire plus sur la genèse de ce projet ?

En mars 2016, Catherine Maillard m’a proposé d’écrire pour la collection Rituels de femmes qu’elle avait lancée quelque temps plus tôt. J’ai été très enthousiasmée et très flattée, j’aimais son écriture, sa collection, sa vision, ce fut un grand honneur d’être ainsi approchée.

Il m’a fallu plusieurs mois pourtant avant de me lancer vraiment, trouver le thème que j’avais envie de développer (celui de la communication dans le couple ne m’était pas apparu, tant il était évident, je cherchais quelque chose de plus loin de moi, c’est Catherine qui m’a ramenée à mon essence), et puis l’angle d’approche… Ensuite j’ai rencontré Jean Gagliardi, un auteur et un professeur à l’école Ho Rites de Passage, il était aussi sur un projet d’écriture et nous nous sommes organisé des résidences créatives, des retraites pour nous consacrer chacun à nos travaux et pourtant nous soutenir, être en lien, avoir une personne à qui lire des bribes d’avancement, à qui faire part de nos questions, de nos doutes, de nos enthousiasmes. Cela a été très soutenant, et c’est ainsi que le contenu du livre est né.

Il y a aussi eu tout le cheminement avec mon illustratrice Roseline d’Oreye, des allers-retours jusqu’à trouver le langage qui conviendrait au livre. C’est une femme exceptionnelle qui a un regard pertinent sur les choses.

Roseline et Catherine m’ont aidée avec leur confiance, leur foi en moi et en ce projet, leurs critiques précises et constructives, leur patience, leur ouverture, leur écoute. C’est au final un beau travail d’équipe.

As-tu connu le syndrome de la page blanche ? Comment as-tu fait pour le surmonter?

Non, rien de la sorte. J’ai plutôt dû réduire pour respecter le nombre de caractères admis dans la collection 😉

Si tu devais faire une autocritique de ton livre, ça serait … ?

Je suis encore dans la phase d’émerveillement, comme une mère avec son nouveau-né. Je le trouve juste magnifique, complet, intéressant, beau ! Il faut du temps pour comprendre ce qui ne fonctionne pas ou n’est pas fluide, pour pouvoir dire ce qu’on aurait fait autrement. C’est quelque chose que je suis en mesure de faire pour mon jeu de cartes relationnelles KoneKto, mais il a déjà quelques années de plus. Et j’espère avoir l’occasion de le relancer avec ce nouveau regard.

Prévois-tu une V2 ou la rédaction d’un autre livre ?

Je suis effectivement en train de mûrir l’idée d’un autre livre, toujours autour du lien, de la relation et de la communication, mais en partant d’un angle résolument différent. J’essaie de ne pas me précipiter, car je veux donner du temps à ce livre-ci, à mes cartes. Je veux les accompagner à se faire connaître en animant des ateliers, des conférences, etc.

Le livre « Pour S’initier à la Communication amoureuse »

Ce livre traite de la communication amoureuse, pourquoi as-tu choisi de traiter ce sujet à travers ton livre ?

Parce que nous avons appris à nous exprimer, mais pas réellement à communiquer. Parce que c’est un sujet qui concerne énormément de monde et qu’il y a de réels besoins pour pouvoir se dire sans peur et avec honnêteté, pour s’écouter pour s’entendre et non pour se répondre, pour accueillir nos différences comme des atouts et non comme des freins.

Le livre s’adresse plutôt aux couples et est inscrit dans une collection qui s’intitule Rituels de femmes. Néanmoins, tout ce qu’il contient s’adresse à tous, en couple ou non, et les propositions de rencontres peuvent tout à fait se vivre avec un.e ami.e, un enfant… La communication amoureuse, c’est la communication pleine d’amour pour les relations significatives de notre vie.

C’est quoi pour toi une bonne communication amoureuse ? Les 6 clés pour bien communiquer ?

Une bonne communication, c’est pour moi une communication où l’on peut faire le lien entre des événements (des actes ou des paroles), ce qu’ils nous font vivre comme sentiments, l’histoire que nous nous racontons alors (sur nous, sur l’autre ou sur la relation), nos réactions et l’impact qu’elles ont dans la relation, ce que nous pouvons faire autrement pour que cela ne se reproduise pas de cette manière et la demande claire d’une contribution de l’autre en ce sens et en fonction de sa disposition.

Il s’agit de pouvoir se dire avec l’audace de la vérité, d’être entendu.e avec bienveillance et sans jugement, et de prendre sa part de responsabilité dans la relation.

6 clés :

  • Se donner du temps et des espaces réguliers pour « relationner » vraiment (se regarder, se toucher, se parler, se dire avec sincérité).
  • Communiquer beaucoup lorsque tout va bien, nourrir la relation de positif, de compliments, de gratitude.
  • Développer une réelle curiosité de l’autre pour découvrir ce qu’il/elle vit et comment il/elle fonctionne. Développer son empathie et sa bienveillance.
  • S’offrir des espaces réguliers (accompagnés peut-être) pour « nettoyer » ce qui pollue la relation. Cela permet de grandir ensemble.
  • Entretenir le goût de se dire – parler de soi à l’autre plutôt que parler sur l’autre – et de se (re)découvrir ; ainsi que celui d’écouter vraiment, de pouvoir se taire et laisser l’autre parler.
  • Développer son intelligence émotionnelle.

Dans le livre on découvre des rituels censés nous aider à mieux communiquer et surtout créer un espace d’intimité avec l’autre ! En quoi ces rituels peuvent -il vraiment aider un couple ?

Du temps et de l’espace privilégié, c’est ce qu’il nous manque le plus souvent dans nos sociétés occidentales. Tout le monde court, est pressé, stressé. Malgré que le couple soit souvent l’essentiel d’une personne, c’est l’espace que nous reléguons après le travail, les enfants, la maison, les amis… et nous entrons dans une routine et une fatigue qui peut désenchanter le couple.

Les rituels que je propose permettent de se retrouver régulièrement, de nourrir la relation, de se réactualiser (se re-rencontrer au fur et à mesure du temps pour être avec son partenaire telle qu’elle est aujourd’hui et non pas tel qu’il/elle était au début de la relation), et de vivre son couple comme un terreau fertile permettant de faire fleurir tout le reste (travail, enfants, maison, amis…)

On découvre également à travers les pages du livre des outils symboliques de la communication rituelle : peux-tu nous en dire un peu plus ?

La communication relationnelle et rituelle puise sa force dans des échanges qui vont au-delà des mots. L’utilisation d’objets symboliques comme le tapis, la bougie ou l’objet de parole, apporte du contenant et de la sécurité à l’échange : on sait où on est, ce qu’on fait et comment on partage la parole. Cela empêche résolument de s’éterniser et de monter dans les tours.

D’autres utilisations d’objets symboliques proposées permettent d’aller plus rapidement au cœur des choses ; ils donnent un signal à notre psyché qui n’a plus besoin des mots, qui comprend avec plus de rapidité et de précision. On va parler à un niveau plus profond de soi, on va se laisser surprendre par notre cerveau analogique et intuitif.

Comment la communication peut-elle nourrir une relation de couple ? Comment la communication et surtout le manque de communication peut il détruire un couple ?

La communication est ce qui permet de créer un pont entre deux être. C’est aussi ce dont nous avons besoin pour traverser les différentes étapes de la vie de couple en conscience : fusion, lutte de pouvoir, différenciation, amour véritable. La plupart des couples se quittent au moment de la lutte de pouvoir, parce qu’il n’y a pas de véritable communication. Il y a bien des mots (et des maux), des crises, des discussions, de la manipulation parfois, mais il n’y a pas de réelle communication. Il nous faut connaître l’essence, la vocation, les épreuves naturelles du couple pour pouvoir mieux communiquer et nous permettre de croître chacun et ensemble à travers le couple.

Tu parles également de déchets relationnels : peux-tu nous en dire plus sur les origines de ces déchets et surtout la manière de les nettoyer?

Les déchets relationnels sont les non-dits, les trop-dits, les mal-dits, les pas assez-dits ou encore les trop vite-dits qui créent une différence entre ce que l’un dit et ce que l’autre entend, entre ce que l’on souhaite et ce que l’on vit, ou simplement qui blessent ou font violence à celui qui les reçoit.

La relation est vivante (et tout ce qui est vivant produit des déchets), elle est comme un jardin, elle a besoin d’entretien, il faut régulièrement entretenir, enlever les mauvaises herbes, semer, planter, redessiner, fleurir.

Nettoyer les déchets relationnels, c’est par exemple prendre le temps de parler des émotions vécues et de ce qui fait qu’un processus réactionnel s’est enclenché ; c’est pouvoir prendre sa part de responsabilité et demander pardon lorsque c’est juste et nécessaire ; c’est observer les scénarios qui se rejouent et avoir envie de changer d’histoire. Cela demande une intention, une volonté, du temps, de la régularité. Alors on œuvre pour du recyclage – donner une nouvelle forme à de l’ancien – vers une écologie relationnelle, terme cher à Jacques Salomé.

Et pour finir, développe-nous l’idée sous-jacente de cette expression qui m’a beaucoup parlé “Le tu qui tue”.

Cette expression n’est pas de moi, mais elle dit bien que lorsqu’on parle de l’autre plutôt que de soi on l’enferme et on le restreint. On fait des généralités (Tu es vraiment paresseux), plutôt que d’être spécifique (Je me sens en difficulté lorsque je dois faire plusieurs fois la même demande, j’observe que nos priorités ne sont pas au même endroit,…) et d’ouvrir un espace de rencontre où chacun peut se dire et où il est possible de chercher ensemble une voie tierce, une voie nouvelle. « Lorsque tu me dis qui je suis, tu m’as déjà tué » est une manière de dire « tu t’es approprié mon être », « tu me dépossèdes de ma vérité, de mon champ de potentialités ». retenons qu’il vaut toujours mieux parler de soi à l’autre et non sur l’autre.

Autre chose pour la fin ?

Un tout grand merci !

Caroline von Bibikow

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Crédit Photo ©Jean Mahaux

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