11 conseils pour manger sainement | Premier volet

Vous souhaitez maigrir ou simplement prendre soin de votre corps et de votre santé ? Revoyez votre alimentation !

Les objectifs santé que vous vous êtes fixés seront difficiles à atteindre si vous négligez votre alimentation. Il n’y a pas de miracles. On n’a rien sans rien ! Toutefois, sans suivre des cours de nutrition ni bouleverser totalement votre quotidien, vous pouvez déjà changer les choses en prenant, pas à pas, de bonnes habitudes alimentaires.

Cela vous effraie ? Pas de panique ! Pour apprendre à manger sainement, procédons par étapes. Suivez ces consignes à votre rythme, en vous laissant le temps nécessaire pour les intégrer, afin que cela devienne naturel. Rien ne sert de courir…

À table !

1. Mâchez, ressentez, savourez

Vous le savez peut-être déjà : la digestion commence dans la bouche. Par conséquent, première étape de votre changement alimentaire : prenez votre temps pour manger. Vous voyez ? Ça commence plutôt tranquillement !

Faites des moments de repas des instants de plaisir, et non de simples remplissages. Prenez le temps de regarder, de sentir, de savourer ce que vous consommez. Manger, ce n’est pas uniquement recharger les batteries, c’est un temps qui nourrit aussi votre cerveau et votre esprit.

Mâchez lentement. Mastiquez au moins trente fois avant d’envoyer votre colis vers l’œsophage. Enrobez-le bien de salive. Votre estomac vous en sera reconnaissant ! C’est un travail d’équipe, ne l’oublions pas. Si vous daignez accorder le temps nécessaire à votre bouche pour entamer la digestion, celle-ci durera moins longtemps. Vous serez moins fatigué et moins ballonné. N’oubliez pas que durant la digestion, toute votre énergie est captée par ce processus physiologique, et non utilisée pour faire fonctionner vos neurones ou vos membres. Ne gâchez pas bêtement votre carburant !

2. Ne buvez pas trop durant les repas

Une nouvelle fois, ce conseil est facile à appliquer. Toujours dans l’optique de soutenir votre appareil digestif dans son dur labeur, essayez de limiter votre consommation de boisson durant le repas. Buvez une demi-heure avant de manger, ou au moins deux ou trois heures après.

En effet, le liquide a tendance à diluer les sucs gastriques, très utiles pour digérer. Or, vous l’avez compris, plus nous mettons des bâtons dans les roues à notre estomac et à nos intestins, plus longue est la digestion, plus nous somnolons et plus notre niveau d’efficacité est proche de zéro !

3. Consommez des produits vivants

Nul besoin d’être docteur en médecine pour savoir que les vitamines et les oligo-éléments sont fondamentaux pour rester en bonne santé. Ce que vous ignorez peut-être, c’est que ces petites bébêtes sont fragiles !

Afin d’éviter que les vitamines et les oligo-éléments ne se fassent la malle, accordez une place de choix aux crudités durant votre repas ou aux fruits frais pour votre collation. Par ailleurs, pour manger sainement, veillez à consommer vos fruits et légumes au plus près de leur jour de cueillette. En effet, les précieuses vitamines ont une durée de vie très courte.

Découvrez les bienfaits du citron  et de la banane.

4. Faites attention au mode de cuisson de vos aliments

Vous êtes fragiles des intestins ou avez peu d’appétence pour les crudités, ne jetez pas l’éponge ! Vous pouvez troquer le conseil précédent contre celui-ci. Si certaines vitamines sont mieux assimilables grâce à la chaleur – c’est le cas de la pro-vitamine A -, d’autres sont bien plus fragiles, et disparaissent au moindre coup de chaud. Sur ce point, la vitamine C est la star !

Comment ménager la susceptibilité de ces super-éléments ? En prenant soin de cuire les aliments à basse température et le moins possible dans l’eau. En effet, les vitamines risquent de disparaître dans le jus de cuisson. Optez pour la cuisson au four et à la vapeur. Ce sera plus simple que de greffer un thermomètre au fond de votre poêle !

Dernière chose. Si vous souhaitez manger sainement, il serait bon d’utiliser votre micro-onde avec parcimonie, voire d’aller, dans la seconde qui suit la lecture de cet article, le jeter à la déchetterie la plus proche ! Ce mode de cuisson détruit tous les bienfaits des aliments et est hautement cancérigène. Limitez également les grillades au barbecue à quelques belles fêtes estivales !

5. Consommez des produits de saison

Peut-être avez-vous déjà adopté la consommation de produits de saison dans une logique de protection de la planète ? Félicitations ! C’est une belle démarche. En effet, plutôt que de consommer des tomates en plein hiver, produites en Espagne, ou des kiwis qui viennent de Nouvelle-Zélande, pourquoi ne pas attendre l’été et adapter son alimentation aux cycles des saisons françaises ?

En dehors de ces considérations écologiques, il ne faut jamais oublier que la nature est bien faite et que nous, humains, êtres supérieurement intelligents et brillants d’ingéniosité, ne sommes jamais que des mammifères, dont le corps est adapté à son environnement. Par conséquent, en été, nous faisons le plein de vitamines et d’eau, tandis qu’en hiver, nous stockons des calories et résistons aux basses températures. Ce n’est donc pas d’un concombre ou d’un melon dont nous avons besoin en plein mois de novembre, mais de légumineuses, de pommes de terre et de fruits secs.

6. Mangez à heures fixes

Nous arrivons aux étapes un peu plus contraignantes, mais qui restent aisées à mettre en place, avec un peu de motivation.

Depuis que vous avez entamé la lecture de cet article et suivi les précieux conseils, vous mâchez bien et évitez de boire de l’eau durant les repas. C’est parfait ! Votre appareil digestif vous en est fortement reconnaissant ! Toutefois, afin de l’aider encore un peu plus dans sa tâche, il serait sympa d’éviter de le solliciter toutes les demi-heures.

En effet, lui refaire prendre du service à chaque petite bricole ingurgitée au cours de la journée ne lui laisse aucun répit. Vous êtes bien contente de pouvoir faire une petite pause de temps à autre, de souffler, de vous aérer ou de piquer un petit somme ? Et bien soyez compatissante et pensez à votre estomac ou à vos intestins, qui aspirent à en faire de même !

Oubliez le grignotage et évitez de faire stresser votre appareil digestif. Il est comme un animal domestique qui a besoin de ritualisation. Si vous dînez le lundi à 21 h, le mercredi à 19 h et le reste de la semaine à 22 h, vous le perturbez. Essayez d’être assez régulière dans la prise de vos repas. Veillez à espacer ces derniers, en vous laissant le temps de digérer et en accordant un peu de répit à vos exécutants ! Cerise sur le gâteau : vous stockerez moins, puisque vous ne donnerez à votre corps que l’énergie dont il a besoin.

Concrètement, contentez-vous de quatre repas : un petit-déjeuner léger, qui laisse le temps à votre organisme de se réveiller ; un déjeuner copieux, pris trois ou quatre heures après votre petit-déjeuner ; une collation vers 17 h, composée d’aliments dont le temps de digestion est rapide (fruits frais, fromage blanc) ; un dîner léger, pris entre 19 h et 20 h.

Il n’est pas exclu, de temps à autre, de sauter un dîner ou un petit-déjeuner, afin de mettre votre appareil digestif au repos, un peu plus longtemps. Ne vous inquiétez pas, vous ne mourrez pas ! Le corps humain est fait pour survivre à ces courtes phases de jeûne.

Pour Elles vous explique pourquoi les fruits à coques, sont-ils vos meilleurs alliés coupe-faim !

7. Tournez-vous vers des producteurs locaux

Manger local, c’est bien pour la planète. Manger local, c’est aussi une façon de savoir ce que vous consommez. En effet, il sera plus simple d’en connaître davantage sur les processus de production ou de transformation des produits que vous achetez, en échangeant avec le producteur et en visitant son exploitation, plutôt qu’en vous servant sur l’étagère d’un rayon de supermarché.

Manger local, c’est aussi diminuer le temps qui s’est écoulé entre la cueillette du légume ou du fruit et sa consommation. Par conséquent, si votre courgette a été cueillie la veille, vous aurez davantage de chance de profiter de ses bienfaits nutritionnels qu’en achetant une courgette qui vient d’Espagne et qui a mûri en route.

Comment s’y prendre pour consommer local ? Renseignez-vous auprès de votre mairie ou recherchez dans l’annuaire national des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). À la campagne, en étant attentif, vous repérerez probablement des panneaux indiquant une vente de produits à la ferme ou de maraîchage. Ce n’est pas forcément plus cher que des produits de supermarché, car vous ôtez les coûts de transports et d’emballage. Et quel plaisir d’avoir ce sentiment de retour à la terre !

8. Limitez votre consommation de sucre

Vous avez déjà réussi à appliquer les sept conseils précédents ? Bravo, vous êtes sur la bonne voie ! Vous ressentez probablement déjà les bienfaits de cette nouvelle façon de vous alimenter, sans pour autant avoir bousculé toutes vos anciennes habitudes.

À partir du conseil n° 8, nous montons d’un cran. Il s’agit désormais de s’attaquer au contenu même de votre assiette. Vous avez introduit ou maintenu les crudités dans vos menus ? C’est parfait ! Désormais, il serait bien de limiter votre consommation de sucre.

Commencez par réduire le volume des petits bonbons que vous planquez dans le tiroir de votre bureau ! Continuez, en réservant votre consommation de gâteaux aux anniversaires ou aux dîners entre amis. Poursuivez, en arrêtant de sucrer vos boissons chaudes et vos yaourts avec du sucre blanc raffiné. Terminez, en mettant un high-kick à votre bouteille de soda ! Et vlan ! Ce sera déjà pas mal.

Pour faire simple, le sucre de mauvaise qualité ne sert à rien : il nourrit les cellules cancéreuses ; il est stocké sous forme de mauvaises graisses, lorsqu’il n’est pas transformé en énergie ; et il a un fort pouvoir addictif. Vous tremblez parce que vous n’avez pas votre dose ? C’est normal ! Il a été démontré que le sucre rendait autant dépendant que la cocaïne ! Alors, ne serait-il pas temps de reprendre les choses en main ? Votre pire ennemi n’est pas la graisse, c’est le sucre !

9. Limitez votre consommation d’excitants

Je sais, je suis vilaine… Ce n’est pas beau de vous priver de sucre, mais c’est pour votre bien ! Je vais être encore plus méchante et vous inviter à remiser votre café au fond d’un placard, pour les invités. Un café de temps à autres n’est pas nocif. Toutefois, si vous avez un mug rempli de pur arabica greffé à votre main, il va falloir être ferme.

Le thé a meilleure presse, mais n’est pas forcément bon pour votre santé. Hormis certains thés, comme le thé vert, il est préférable d’en limiter la consommation. Les alcools sont logés à la même enseigne.

Pourquoi, me direz-vous ? Parce qu’en plus d’être des excitants, ces substances sont bourrées de toxines qui encrassent votre organisme et l’acidifient. Mention spéciale pour l’alcool, qui est métabolisé par le foie et fatigue considérablement ce dernier.

Nos petits verres de vin et de bière sont également responsables de notre bedaine disgracieuse, constituée de mauvaises graisses.

Alors conservons le café, le thé et l’alcool uniquement pour les grandes occasions, et éliminons-les de notre quotidien !

10. Cuisinez vous-même

Pour certaines d’entre vous, cuisiner fait déjà partie de vos habitudes. Vous êtes avantagées ! Pour les autres, ne désespérez pas, rien n’est perdu. Lorsque l’on sait qu’en cuisinant, nous faisons du bien à notre corps – à condition de le faire correctement, bien entendu -, il est bien plus plaisant d’enfiler le tablier.

Cuisinez soi-même, c’est savoir exactement ce qui se trouve dans votre assiette, puis dans votre estomac. Adieu les additifs ! Adieu les sucres ajoutés ! Vous devenez maître de votre alimentation.

Vous manquez de temps ? Il existe toujours des parades. Vous pouvez préparer votre dîner la veille pour le lendemain, si vous êtes plus disponible à ce moment-là. Il est également possible de trouver des recettes faciles et rapides. Sur ce point, les crudités sont parfaites. Vous épluchez, vous rincez, vous croquez !

Le tout est de se concentrer sur les matières premières et ne se tourner que très rarement vers des produits transformés. Bannissez les plats tout prêts et soyez fière d’avoir concocté votre repas ! Si vous avez des enfants, c’est un bon moment à passer en famille et une belle occasion de les éduquer sur le plan alimentaire.

Pour Elles vous montre comment préparer un Miam-Ô-Fruit et vous donne trois idées de recettes d’encas sains et gourmands.

11. Passez aux produits bio

Passer au bio n’est pas l’étape la plus difficile. Toutefois, c’est probablement la plus coûteuse. On ne peut le nier, le bio a un prix. Toutefois, la santé en a-t-elle un ?

Certaines d’entre vous doutent peut-être encore de la fiabilité des contrôles. Les produits bio le sont-ils vraiment ? Un produit bio qui vient de Bolivie est-il soumis aux mêmes règles qu’un produit fabriqué ou cultivé en France ? Comment un produit peut-il être bio si le champ voisin est bombardé de pesticides ? Il est certain que rien n’est jamais parfait et qu’il existe des fraudes et des imperfections en toute matière. Le bio n’y échappe pas.

Néanmoins, un produit certifié bio sera tout de même de meilleure qualité qu’un produit ouvertement gonflé d’additifs, de conservateurs et de produits de synthèse. Lorsque l’on sait que la plupart des additifs alimentaires sont cancérigènes, la réflexion est rapide.

Néanmoins, le bio n’est pas magique. Manger une pizza bio, cela reste manger une pizza ! Des bonbons ou du ketchup bio, restent des bonbons et du ketchup ! Par conséquent, ne croyez pas que vous nourrir avec des produits bio signifie que vous vous nourrissez bien. Non. Vous évitez simplement de consommer des éléments nocifs. Cela ne fait pas de votre alimentation une alimentation équilibrée.

Cet équilibre, vous le trouverez en suivant les onze conseils précédents, et d’autres qui viendront prochainement, pour les plus motivées d’entre vous !

Alors, manger sainement est-il si difficile ?
Que pensez-vous de votre nouvelle façon de vous alimenter ?

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